Maroc: la Fondation Attijariwafa bank relance le débat sur le capital immatériel

Attijariwafa Bank, le 23 octobre 2014

Enfin,  M. Jean-Claude Dupuis a attiré l’attention de l’auditoire sur l’importance du capital immatériel à l’échelle de l’entreprise. Cette notion a évolué au fil du temps, englobant progressivement le capital intellectuel puis à partir des années 90, les biens collectifs (capital naturel, culturel, historique…) et  plus récemment le capital institutionnel (gouvernance, confiance, respect des institutions, sécurité…). « Le capital immatériel doit être entretenu comme une plante, jamais au détriment de ses racines. De même, l’entreprise ne peut améliorer sa productivité dans la durée au détriment de ses ressources humaines ».

Selon M. Dupuis, il existe un lien entre capital immatériel et performance financière, mais cette corrélation n’est pas automatique, à l’exception du secteur publicitaire et des médias où l’investissement génère systématiquement de la consommation et donc du chiffre d’affaires.

Par ailleurs, pour appréhender au mieux cette richesse qui n’est pas visible au plan comptable, M. Dupuis recommande aux entreprises l’approche Business model et le management par la qualité totale. Ce pilotage équilibré, centré sur la qualité des process permet de maintenir la qualité du capital humain et d’améliorer la compétitivité. « Oui aux chiffres, mais attention à la « Ratiocratie » car le pilotage ne peut être performant que par la parole ». A ce titre, le Maroc marque un point en privilégiant le dialogue sur le choix de la méthode d’évaluation de son capital immatériel.

A travers cette manifestation, la Fondation Attijariwafa bank réitère son engagement en faveur de la promotion d’un débat constructif sur des thématiques d’actualité qui engagent l’avenir du pays.

Source: Attijariwafa Bank