Maroc: la Fondation Attijariwafa bank relance le débat sur le capital immatériel

Attijariwafa Bank, le 23 octobre 2014

Pour sa part, M. Tawfik Mouline a replacé dans son contexte le débat national sur le capital immatériel, en rappelant la Vision Royale telle qu’elle a été déclinée dans le Discours du Trône du 30 juillet 2014. « Au-delà de la mesure de la richesse globale et de ses différentes composantes, le défi pour notre pays est d’établir une répartition équitable de cette richesse pour enclencher le cercle vertueux de croissance et de développement ».

M. Mouline a, par ailleurs, évoqué les atouts et certaines limitations de la méthode de la Banque mondiale, soulignant que celles-ci seront partiellement résorbées dans la prochaine édition du rapport sur la richesse des nations prévu en 2015. La Commission devra tenir compte des spécificités du Maroc.

A titre d’exemple, dans le capital naturel du Maroc, la part des ressources halieutiques est très importante, tout comme les phosphates dans le capital minier.  « Le capital immatériel va nous permettre de mieux connaître nos sources de création de la richesse nationale pour un meilleur ciblage des politiques publiques tant aux niveaux territorial que sectoriel».  Parmi les grands chantiers prioritaires pour promouvoir le capital immatériel, la refonte du modèle de développement pour qu’il soit plus égalitaire et créateur d’emplois ; le changement climatique ; le développement du Label Maroc ; la cohésion sociale, la confiance et la bonne gouvernance. « La gouvernance est l’un des nœuds les plus importants. Si on augmente le capital institutionnel, le PIB peut gagner 2 points de PIB », conclut-il.