Maroc: la Fondation Attijariwafa bank relance le débat sur le capital immatériel

Attijariwafa Bank, le 23 octobre 2014

Prenant la parole, M. Chauffour a explicité le concept de capital immatériel tel qu’il a été défini par la Banque mondiale. « Le capital immatériel est une autre façon de calculer la productivité et contribue à mieux appréhender la consommation soutenable et in fine, la richesse globale du pays », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs rappelé la problématique de fond à laquelle est confrontée le Maroc : son investissement public représente 35% de son PIB, mais cela ne se traduit pas par des points de croissance.

Le défi des années à venir consiste à préserver cet effort d’investissement tout en augmentant son rendement. « Pour cela, il faut travailler sur la diversification des actifs en intégrant le capital immatériel». Telle est la mission dévolue à la Commission constituée par le Conseil Economique, Social et environnemental et Bank Al Maghrib, avec le soutien de la Banque mondiale. Cela va ouvrir la voie à une génération de réformes touchant à la gouvernance de l’école et à une plus forte implication des femmes et des jeunes dans le développement économique du pays.

Pour accompagner cette dynamique, le programme d’assistance de la Banque mondiale pour la période 2014-2017 se décline en 3 volets : la promotion de la croissance concurrentielle et inclusive, l’économie verte et le renforcement de la gouvernance. M. Chauffour a clôturé son intervention en précisant que l’impact de ces réformes sur le budget de l’Etat sera faible au regard des retombées car le capital immatériel peut être augmenté par des changements structurels nécessitant surtout l’adoption de nouvelles lois.