Compétitivité globale
La mondialisation des économies s’est accélérée au cours des trois dernières décennies, rendant les pays fortement interdépendants et le monde plus complexe. Les problématiques liées au développement durable et les mutations engendrées par la crise financière et économique mondiale préfigurent l’émergence d’un nouveau monde.
Les différentes études prospectives sur les mutations du système mondial révèlent l’existence de grandes incertitudes sur la configuration à venir du monde et dressent des scénarios très contrastés. Néanmoins, tous ces scénarios sont portés par deux tendances de fond : un déplacement sans précédent de la puissance économique de l’Ouest vers l’Est, présageant l’émergence de nouvelles puissances mondiales et une évolution vers un monde multipolaire et global, avec une influence accrue d’acteurs non-étatiques.
Le Maroc est d’autant plus concerné par ces transformations qu’il a fait de l’ouverture de son économie un choix stratégique. Depuis l’adhésion au GATT en 1987, l’ouverture de l’économie marocaine s’est poursuivie, à la faveur d’un processus graduel de libéralisation économique et commerciale, relayé par un maillage important d’accords de libre échange et par une politique d’amélioration des composantes sectorielles de la compétitivité : infrastructures, transport...
Partant de ces considérations, l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) mène un programme d’études "Compétitivité globale et positionnement du Maroc dans la mondialisation" qui aborde les aspects économiques et financiers, mais, aussi, les relations internationales comme facteur permettant de forger une place agissante du Maroc sur l’échiquier régional et international. De plus, deux aspects déterminants en matière de pérennisation de la création de richesses sont pris en ligne de compte pour l’examen de la compétitivité globale du Maroc. Il s’agit, en l’occurrence, de la cohésion sociale et de la préservation de l’environnement.
Ce programme d’études couvre, également, les questions relatives à l’ancrage du Maroc à l’Europe, sous l’angle des opportunités et des défis soulevés par le statut avancé ainsi qu’à la nouvelle stratégie de proximité vis-à-vis de l’Afrique.
La démarche méthodologique adoptée comprend trois étapes :
Un état de la recherche relatif aux travaux, aux diagnostics et aux évaluations sur les performances du Maroc et les différentes dimensions de sa compétitivité globale ;
Une évaluation des implications potentielles, sur le Maroc, des évolutions futures de la mondialisation ;
Des recommandations à caractère opérationnel pour améliorer la compétitivité globale du Maroc, son positionnement dans la mondialisation et l’attractivité de ses territoires.
Pour la mise en œuvre de ce programme d’études, les groupes de travail suivants ont été constitués :
Comité interne de suivi :
M. Nacer BENJELLOUN TOUIMI, professeur universitaire, Université Mohammed V, Rabat-Agdal, ancien Ambassadeur ;
M. Said MOUFTI, Economiste, chercheur principal à l’IRES, chef du projet « Compétitivité économique ».
Universitaires et consultants scientifiques :
Innovation et recherche-développement au Maroc : M. Mohamed NAJIM, directeur du Laboratoire Commun Total-CNRS, ENSEIRB, Université de Bordeaux I (France) ;
Reprise progressive et séquencée de l’acquis communautaire dans le cadre du statut avancé Maroc-Union Européenne : Groupe de travail, coordonné pour l’IRES par M. Lahcen OULHAJ, doyen de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales, Université Mohammed V, Rabat-Agdal et composé de Mme Nora TALBI, professeur à l’Université Mohammed V, Rabat-Souissi et de MM. Mohammed Zakaria ABOUDDAHAB, Idriss EL ABBASSI, Abdelhamid EL BOUHADI, Saïd TOUNSI, professeurs à l’Université Mohammed V, Rabat-Agdal ainsi que de M. Khalid MOUKITE, enseignant-chercheur à l’Institut Universitaire de la Recherche Scientifique ;
Relations Maroc-Afrique : les voies d’une stratégie globale et approfondie : Groupe de travail, coordonné pour l’IRES par M. Said DKHISSI, professeur de l’enseignement supérieur, Université Mohammed V, Rabat-Souissi et composé de MM. Yahia ABOU ELFARAH, professeur de l’enseignement supérieur, Institut des Etudes Africaines, Mohammed AMATTAT, chercheur en histoire contemporaine et Mohammed ECHKOUNDI, enseignant chercheur à l’Institut des Etudes Africaines ;
Les réformes au Maroc et leurs incidences sur la compétitivité globale : Groupe de travail, coordonné pour l’IRES par M. Brahim MANSOURI, professeur de l’enseignement supérieur, Université Cadi Ayyad-Marrakech et composé de Mme Fatima ARIB, enseignant chercheur à l’Université Cadi Ayyad-Marrakech et de MM. Mohsine EL AHMADI et Abdelmalek ELOUAZZANI, professeurs à la même université.


